Terre d'Afrique, Terre de Souveraineté : Le Djimbilisme contre l
Terre d'Afrique, Terre de Souveraineté : Le Djimbilisme contre l'Engrenage de l'Accaparement 🌾
L'Afrique ne manque pas de terres ; elle souffre d'un manque de maîtrise sur son propre sol. Alors que le continent abrite 60 % des terres arables non cultivées au monde, un phénomène alarmant progresse : le Land Grabbing (accaparement des terres). Sous couvert d'investissement, des nations étrangères et des multinationales transforment nos campagnes en enclaves d'exportation, laissant derrière elles des populations dépossédées.
Face à cette nouvelle forme de dépendance, le Djimbilisme se dresse comme la doctrine de la rupture. C’est l’outil des solutions endogènes pour une Afrique qui ne se contente plus de nourrir le monde, mais qui se nourrit elle-même en protégeant son héritage foncier.
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I. Le Diagnostic : L’Érosion de la Souveraineté par le "Land Grabbing"
L'exploitation actuelle de nos terres suit un modèle extractiviste qui fragilise les fondations de nos sociétés :
• Dépossession et Déplacement : Des contrats opaques, souvent signés sans consultation, effacent les droits coutumiers ancestraux. Le paysan devient un étranger sur sa propre terre.
• Le Piège de l'Exportation : On produit des biocarburants ou des fleurs pour l'Europe et l'Asie, tandis que les marchés locaux subissent la cherté de la vie et la pénurie alimentaire.
• Faillite Écologique : La monoculture intensive dégrade la biodiversité et épuise les réserves d'eau, créant des déserts là où vivaient des écosystèmes riches.
• Marginalisation Économique : Les profits s'envolent vers les paradis fiscaux ou les sièges sociaux des multinationales, ne laissant aux locaux que des emplois précaires.
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II. La Feuille de Route Djimbiliste : Stratégies et Solutions Endogènes
Le Djimbilisme propose une transformation radicale basée sur la maîtrise technique et juridique.
A. Sécurisation Foncière et Droit Coutumier
La première étape est de sortir de l'informalité. Le Djimbilisme prône :
• La Formalisation Participative : Utiliser la cartographie numérique pour enregistrer les droits coutumiers et donner aux communautés des titres de propriété collectifs inaliénables.
• Le Principe du CLPÉ : Aucun projet ne peut voir le jour sans le Consentement Libre, Préalable et Éclairé des populations locales.
B. Plan de Financement et Projections d'Investissement
Pour s'affranchir des capitaux étrangers prédateurs, le Djimbilisme propose un modèle financier robuste :
• Fonds de Garantie Agricole (FGA) : Création de fonds nationaux alimentés par les revenus des industries extractives (mines, pétrole) pour financer le crédit aux petits exploitants à taux zéro ou préférentiels.
• Investissements Projetés : Le Djimbilisme estime qu'une réallocation de 10 % des budgets nationaux vers les infrastructures rurales (stockage, irrigation solaire) permettrait d'atteindre l'autosuffisance alimentaire en moins de 10 ans.
• Banque Panafricaine des Terres : Une institution régionale pour financer les grands projets d'irrigation transfrontaliers, garantissant que le capital reste africain.
C. Méthodologie de Construction et Agroécologie
La "construction" au sens djimbiliste concerne l'édification d'un système agricole résilient :
• Chaînes de Valeur Courtes : Construire des unités de transformation (minoteries, conserveries) au cœur des zones rurales pour que la valeur ajoutée reste au village.
• Infrastructures Vertes : Déploiement de systèmes de micro-irrigation et de banques de semences locales pour réduire la dépendance aux intrants chimiques importés.
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III. Vers une Gouvernance de la Résilience
Le Djimbilisme n'est pas seulement technique, il est politique. Il exige :
1. Une Position Commune Africaine : Harmoniser les codes fonciers pour empêcher les investisseurs de mettre les pays africains en concurrence les uns contre les autres.
2. Transparence Radicale : Publication obligatoire de tous les baux fonciers de plus de 100 hectares, avec audit annuel de l'impact social et environnemental.
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Conclusion : Un Appel à la Réaction
La terre est le seul bien que l'on ne peut pas reproduire. Le Djimbilisme offre la clé pour que le sol africain soit le socle d'une prospérité partagée et non le théâtre d'une nouvelle colonisation économique.
📘 Pour aller plus loin
La réflexion sur la souveraineté et l'échange équitable est au cœur des enjeux actuels. Pour comprendre comment l'Afrique peut redéfinir ses règles du jeu commercial et foncier, procurez-vous l'ouvrage incontournable :
« Vers un Échange Équitable : Solutions africaines pour le commerce » par Victor Djimbila Kazadi.
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